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Posted By Valérie Vézina

Un adulte raconte sa relation avec sa jumelle, placée en institution à l'âge de 8 ans. Cela s'appelle Phantom Twin. Paru dans le New York Times, c'est un long extrait d'un livre à paraître en janvier 2011 (en anglais). Si la gémellité ou l'autisme vous intéressent.


 
Posted By Valérie Vézina

L'émission des Francs-Tireurs diffusée ce soir à Télé-Québec abordait l'ouverture de la société québécoise par rapport à la France devant ces couples homosexuels qui décident d'avoir des enfants.

Contrairement à ce qu'on serait porté à croire à priori, l'homoparentalité ne serait pas bien vue en France, ce qui en inciterait plusieurs à venir fonder une famille de ce côté-ci de l'Atlantique. Sujet intéressant pour moi qui prépare un reportage sur un sujet connexe depuis quelques semaines.

J'ai rencontré deux Québécois devenus parents de deux enfants conçus in vitro. Ce couple de Montréal a fait appel à une mère porteuse américaine et officiellement adopté sa progéniture....

Un magazine bien connu publiera leur histoire début 2011. Je vous l'annonce en primeur. Quel magazine ? Vous le saurez quand mon papier paraîtra.


 
Posted By Valérie Vézina

Je me rappelle ma première année. J’avais cinq ans et demi. Je marchais jusqu’à la maison de madame Bélisle, un bungalow beige dans une rue derrière chez nous. Arrivée devant la porte brune avec trois fenêtres givrées en forme de rectangles, je sonnais, et madame Bélisle venait m’ouvrir. Je montais trois ou quatre marches pour aller dans sa cuisine. Nous nous installions là, sur la table, et j’ouvrais mon cahier pour la leçon du jour.

J’ai fait ma première année en privé, dans cette maison de banlieue.

Ma mère s’était auparavant entendue avec sœur Alice, la directrice de l’école primaire de notre quartier, pour que j’intègre un an plus tard une classe de deuxième année. Née en janvier, j’ai toujours fait partie des plus jeunes de ma classe.

Je me souviens de l’odeur dans la maison de madame Bélisle. Une odeur de propre mêlée à des parfums de cuisson de la veille. C’était une senteur familière, agréable, celle d’un endroit habité. Des odeurs domestiques, rassurantes. J’en parle comme si c’était hier, pourtant cela fait plus de 30 ans.

J’y songeais en revenant de mon jogging matinal cette semaine. Mes filles viennent d’entrer à la maternelle. Le matin je marche avec elles. C’est très agréable. C’est tranquille.

Cinq ans et demi est un âge béni : c’est l’innocence, sans tambour ni trompette. La musique de la vie douce, sans l’odeur de petit lait !


 
Posted By Valérie Vézina

Note : mon éditeur de blogue restreint le nombre de caractères html. C'est pourquoi ce texte a dû être fractionné. Ceci est le dernier de quatre billets.

 

Employée aux communications, j'avais payé le diner d’une collègue de l'administration, comme ça, sans raison. Éberluée, elle avait simplement dit merci en sortant du resto. Peut-être était-ce son anniversaire ? Je ne m'en souviens plus, ni de son nom d'ailleurs c'est dire la pérennité de cette relation.

Impulsion généreuse ? En apparence seulement. Parce que d'après certains analystes, j'aurais agi ainsi pour me déculpabiliser de quelque chose, ou encore pour dominer l'autre. Cela vous étonne ?

Pourquoi fait-on des cadeaux ? D’où vient ce plaisir à préparer un sac de choses à donner ? Voici des éléments de réponses, de trois points de vue :

 

 

  • psychologique
  • philosophique
  • relationnel
  •  

    Comme d’habitude une distance critique s’impose, mais « c’est distrayant » comme dirait René Homier-Roy.


     
    Posted By Valérie Vézina

    Voici une autre anecdote à cinq sous, celle-ci expliquant peut-être l'autre.

    Je me souviens de mon malaise quand je suis arrivée les mains vides chez un couple de copains québécois vivant près d’Amsterdam. Ils avaient offert de m’héberger à la fin de mon voyage.

    J’avais pensé leur acheter un présent pour les remercier de leur hospitalité mais je m’étais ravisée à la dernière minute. Dans ma tête j’avais justifié cette économie en songeant : s’ils m’invitent, ils le font de bon cœur ; je ne suis pas tenue de leur acheter quelque chose – n’importe quoi en l’occurrence.

    Sac au dos, j’arrivais de Paris. Une amie en poste dans cette ville m’avait promis de m’héberger quelques nuits mais elle avait dû me laisser tomber à la dernière minute... et l'hôtel avait grevé mon budget.

    N’empêche, il me semble qu’une bouteille de vin n’aurait pas été grand-chose à  donner au couple comme marque d’appréciation.

    Cela me hante encore dix ans plus tard.


     


     
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