© 2008-2009, Valérie Vézina. Tous droits réservés.

Posted By Valérie Vézina

Note : mon éditeur de blogue restreint le nombre de caractères html. C'est pourquoi ce texte a dû être fractionné. Ceci est le dernier de quatre billets.

 

Employée aux communications, j'avais payé le diner d’une collègue de l'administration, comme ça, sans raison. Éberluée, elle avait simplement dit merci en sortant du resto. Peut-être était-ce son anniversaire ? Je ne m'en souviens plus, ni de son nom d'ailleurs c'est dire la pérennité de cette relation.

Impulsion généreuse ? En apparence seulement. Parce que d'après certains analystes, j'aurais agi ainsi pour me déculpabiliser de quelque chose, ou encore pour dominer l'autre. Cela vous étonne ?

Pourquoi fait-on des cadeaux ? D’où vient ce plaisir à préparer un sac de choses à donner ? Voici des éléments de réponses, de trois points de vue :

 

 

  • psychologique
  • philosophique
  • relationnel
  •  

    Comme d’habitude une distance critique s’impose, mais « c’est distrayant » comme dirait René Homier-Roy.


     
    Posted By Valérie Vézina

    Voici une autre anecdote à cinq sous, celle-ci expliquant peut-être l'autre.

    Je me souviens de mon malaise quand je suis arrivée les mains vides chez un couple de copains québécois vivant près d’Amsterdam. Ils avaient offert de m’héberger à la fin de mon voyage.

    J’avais pensé leur acheter un présent pour les remercier de leur hospitalité mais je m’étais ravisée à la dernière minute. Dans ma tête j’avais justifié cette économie en songeant : s’ils m’invitent, ils le font de bon cœur ; je ne suis pas tenue de leur acheter quelque chose – n’importe quoi en l’occurrence.

    Sac au dos, j’arrivais de Paris. Une amie en poste dans cette ville m’avait promis de m’héberger quelques nuits mais elle avait dû me laisser tomber à la dernière minute... et l'hôtel avait grevé mon budget.

    N’empêche, il me semble qu’une bouteille de vin n’aurait pas été grand-chose à  donner au couple comme marque d’appréciation.

    Cela me hante encore dix ans plus tard.


     
    Posted By Valérie Vézina

    Qu'y a-t-il derrière un cadeau ?

    Je me rappelle une dispute à ce sujet avec mon compagnon, en route vers une fête d’enfant. Je tenais mordicus à arrêter dans une boutique de jouets pour acheter un cadeau à l’enfant dont c’était la fête. Il faut dire que le père était un fournisseur de mon conjoint à ce moment-là ; par le passé sa femme et lui avaient donné à notre famille plusieurs cadeaux (livres Larousse, toutous…). Je me sentais redevable envers eux.

    En affaires on « donne » des choses aux clients pour les fidéliser. Relation d'affaires ou d'amitié ? Là était peut-être la question, mais je m’égare. Pour mon conjoint, seule notre présence suffisait. Pour moi, c’était inconcevable d’arriver les mains vides.

    Résultat ? J’ai affiché un air de boeuf durant toute la réception en signe de protestation conjugale... Cela n'a pas été un cadeau !

    Ce jour-là personne n’a remarqué s’il y avait eu un paquet ou pas de notre part dans le tas, mais mon air bête, lui, n’est pas passé inaperçu d’après les souvenirs de la mère du garçon. « Peut-être vous auriez dû rester à la maison ce jour-là », m’a-t-elle confié quelques années plus tard, avec raison. Mais si je lui ai dit pour la dispute, elle n'a jamais rien su à propos de l’objet du litige ne pas faire de cadeau à son fils.

     

    lisez la suite ici


     
    Posted By Valérie Vézina

    Je vais me compromettre avec ces trois quatre billets. Je l’assume – comme des cadeaux de moi à vous.

    L’autre soir au téléjournal, on parlait d'excès de sel dans l’alimentation. Une personne interviewée dans un reportage a dit « des sous » pour désigner des fonds. Sourire et question : s’agit-il d’un trait culturel québécois, cette substitution de « sous » aux substantifs « argent », « dollars » ?

    Des sous, ça sonne enfantin, comme lorsqu’on dit à un enfant qu’on va mettre des sous dans son cochon pour le récompenser.

    Il m’est arrivé d’essayer d’acheter de l’amour avec des sous, enfin c'est ce que je pensais mais j'apprends que ce serait plutôt du pouvoir !

    Équité enfantine

    Jeune ado j’achetais des cadeaux à chaque membre de ma famille à Noël. Par souci d’équité absolue (un trait tout ce qu’il y a de plus enfantin, ai-je lu en fin de semaine dans Le Devoir), je me faisais un devoir d’allouer le même budget à chacun. Pas un dollar de plus ou de moins, quitte à compléter le cadeau avec une babiole.

    Cette habitude – ajouter un petit quelque chose à un cadeau, pour le « compléter » – agace mon compagnon.

     

    lisez dans la suite dans le billet publié après celui-ci


     
    Posted By Valérie Vézina

    C’est l’histoire d’un Québécois ayant perdu sa femme et trouvé un «ange». Une histoire d’amour classique sur fond de triangle de glace... que je n’ai pas réussi à vendre à des publications traditionnelles.

    Je vous l’offre ici, d’abord parce qu’elle m’a touchée, ensuite pour saluer les enfants de Marc Lacroix, 53 ans.

    Voici son témoignage.

     

    L’hiver vient d’arriver. Nous attendons fébrilement notre deuxième enfant quand une catastrophe nous surprend tous. Après une batterie d’examens médicaux au bloc opératoire, le diagnostic tombe comme une tonne de briques: ma conjointe Chantal Blais a le cancer. Un cancer du poumon virulent. Il lui reste 13 mois.

    Chantal en est à sa 22e semaine de grossesse.  Elle est dévastée.

    Le 1er janvier 1998, une psychologue vient nous voir pour que l’on se mette en guerre contre cette terrible maladie et surtout, que ferons-nous avec le bébé et comment notre couple va-t-il encaisser cette terrible épreuve? La psychologue nous dit qu’il faut mettre toutes les chances de notre côté, prendre les dispositions nécessaires pour combattre cette maladie et trouver les ressources nécessaires pour avoir une organisation familiale assurant un état de bien-être à ma conjointe et aux enfants… Chantal et moi réalisons que nous sommes à la croisée de la vie (enfant à naître) et de la mort (fin de sa vie). Nous en avons des frissons. Nous nous sentons impuissants et nous avons très peur.

    Le 4 janvier 1998, le triangle du verglas nous frappe de plein fouet. Nous devons quitter la maison familiale pour trouver refuge dans celle de mon beau-frère pendant un mois. Cette seconde épreuve provoque un rapprochement de la famille élargie autour de ma conjointe et de notre cocon. Des rencontres très humaines et touchantes nous démontrent dans quel état d’amour les êtres humains peuvent vivre ensemble.

    Le 5 janvier 1998, nous rencontrons l’oncologue et le gynécologue qui donnent des avis contradictoires à savoir si nous devons ou non garder le bébé. Première confrontation devant une dure réalité: des choix s’imposent. Nous décidons de garder le bébé. Cela complique les choses mais je suis prêt à assumer cette décision sans retour. Je veux garder mon fils. Je ne regretterai jamais rien de cette décision…

     

    lisez la suite de ce témoignage dans les billets suivants


     


     
    Google

    User Profile
    Valérie Vézina
    valerie@valerievezina.com

     
    Category
     
    Recent Entries
     
    Archives
     
    Links
     
    Visitors

    You have 19042 hits.